/!\ Stream pour public averti: ce documentaire n’est pas destiné aux plus jeunes. Aussi, un minimum de connaissances géopolitiques de l’Asie avant la 2e Guerre Mondiale est nécessaire (on apprend pas ça à l’école française, d’ailleurs à l’école japonaise cet épisode noir de l’Histoire du Japon est presque totalement passé sous silence).
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Synopsis ARTE:
L’un des épisodes les plus noirs de l’occupation japonaise de la Chine : les massacres de Nankin en 1937.
En novembre 1937, Shanghai tombe aux mains de l’armée japonaise. La route de la capitale historique, Nankin, à 300 km à l’ouest, est désormais ouverte aux bataillons nippons, qui s’y dirigent à marche forcée et l’encerclent. Dans les campagnes, déjà, les troupes ont commis des massacres de civils et des viols en série. Mais après leur entrée dans la ville, le 13 décembre, elles se livrent, deux mois durant, et au mépris de toutes les lois de la guerre, à un déchaînement de violence aveugle qui fait 200 000 victimes, militaires et civils mêlés. Des faits que le Japon, vaincu et occupé, ne découvrira qu’en 1947, lorsque le tribunal international de Tokyo jugera vingt-cinq de ses hauts dirigeants pour leurs responsabilités dans une guerre de colonisation qui, au total, aura fait plus de 20 millions de morts en Asie et dans le Pacifique.
Un passé qui ne passe pas
Après Le Japon sous les décombres, remarquable documentaire en deux parties sur la défaite japonaise et l’occupation américaine réalisé soixante ans après les faits et diffusé par ARTE, Serge Viallet continue d’explorer l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Asie. Son film part du procès de 1947 pour raconter, chronologiquement, ce que l’on sait aujourd’hui des massacres de Nankin, et tente d’en éclairer les causes profondes. Vent de folie ? Ordre de la hiérarchie ? Bien des zones d’ombre subsistent, qu’une partie du Japon d’aujourd’hui rechigne à regarder en face, comme l’illustrent les récits d’anciens bourreaux « ordinaires », effrayants dans leur sécheresse. Avec les témoignages de villageois chinois qui subirent l’occupation japonaise, ils montrent combien les atrocités passées pèsent sur le présent, faute d’avoir été, à ce jour, pleinement reconnues.









Ce n’était pas non plus dans mes livres d’histoire à moi. Je dormirai moins ignorant ce soir