(note: si vous ne voulez pas simplement surfer anonymement mais réellement accéder à un réseau anonyme, crypté et sécurisé, allez lire l’article sur Freenet)
Faire une présentation de I2P, ça serait presque faire du copier-coller de TOR. Leurs principes de fonctionnement sont très similaires, leur vitesse à peu près équivalente et leur utilité n’est plus à démontrer.
Comme TOR, I2P permet d’anonymiser ses connexions en les faisant passer dans un système de tunnels successifs, rendant très difficile le fait de savoir si l’un a demandé des données ou ne fait que les transmettre au suivant.
I2P met en place un proxy local HTTP sur le port 4444 et semble écouter les connexions externes sur le port 8887. Ah, il y a aussi un proxy IRC sur le port 6668 et une fonction de création de eepsite sur le port 7658.
Le pack d’installation inclut aussi un client POP-SMTP (susimail) et un client Bittorrent (i2pSnark), un système de blogs et, donc, un chat IRC. Tous anonymes, bien sûr.
Techniquement, le fonctionnement du logiciel semble à mi chemin entre TOR et Freenet: comme ce dernier, beaucoup se fait grâce au panneau de contrôle commandé par le navigateur, sur le port 7657. Mais encore une fois: I2P et TOR sont quasiment des frères jumeaux. Une différence notable: I2P est plus facile à parcourir dans ses eepsites (sites web uniquement disponibles sur I2P, un peu comme les Hidden Service de TOR) grâce à un moteur de recherche et un système de « DNS » plus faciles à retenir (exemple: ugha.i2p)
Je me suis un peu penché sur un logiciel qui fait/fera sans doute parler de lui: iMule.
Grosso modo, c’est un eMule dépouillé qui est livré avec son propre nœud I2P. Rien de très brillant côté vitesse, mais au moins c’est du crypté et du très difficilement traçable. Préférez quand même un vrai eMule bien configuré et un nœud TOR, niveau vitesse et anonymat, ça serait un peu mieux.









Tor est bien différent de I2P, Tor sert essentiellement à accéder à l’internet « normal », alors que si I2P possède, je crois, un nœud de sortie vers internet, (bien qu’accéder à Internet n’est pas un objectif du projet I2P) son but principal est de fonctionner en interne avec d’autres routeurs I2P à la manière de Freenet. Mais contrairement à Freenet, il suffit qu’une application se base sur la couche réseau d’I2P pour qu’elle fonctionne. I2P est simplement une couche réseau qui a été implémentée sur le protocole IP & co, et i2p permet d’avoir un véritable internet dans l’internet.
Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’application (mail, site web, P2P via bittorrent et iMule, IRC), mais I2P n’a pas vocation à contrôler les applications qui utilisent sa couche réseau, comme les autres réseau anonymes.
La différence avec Freenet, c’est qu’il n’y a pas de stockage réparti des données, et pas de limites aux applications que l’on peu faire tourner avec.