D’après le comparatif des réseaux anonymes de la documentation de Freenet, GNUnet apparait comme un bon équivalent de Freenet. Mais attention: GNUnet ne permet que l’échange de fichiers, alors que Freenet est plus axé « liberté d’expression ».
GNUnet fonctionne sur un principe de donnant-donnant: plus un noeud participe au réseau, meilleur sera le service qui lui sera accordé.
L’installation est un rien plus rébarbative que celle de Freenet, l’assistant étant en anglais. D’ailleurs, la suite est aussi en anglais. L’intégration du service GNUnet n’est pas idéale.
Un peu après le lancement, je suis remercié d’une fenêtre « ligne de commande » qui me signale qu’Announcing ourselves pointless: no other peers are known to us so far.
10 minutes plus tard, rebelotte, plus un « curl_easy_perform failed at http.c:376″. J’ai bien tenté de lancer quelques petites recherches, mais toujours rien après 15 minutes. 0 connected peers. Oulalaaaaa, il fallait faire quelque chose et j’étais pas au courant ?
Je repasse l’assistant de config et je relance l’interface. Ah tiens, j’ai furtivement vu 1 connected peers. Puis pouf, 0.
Je relance une recherche, toujours rien. Je perds patience, je lance donc Wireshark pour savoir ce qui se trame sur ma carte réseau. Constat: je recois des paquets GNUnet… mais j’en envois pas. Et si je routais les ports destination ? Je route donc une plage de ports… toujours rien. Je relance le service… et tadam, cette fois le peer reste connecté… durant 20 secondes.
GNUnet est très prometteur, mais il est encore loin d’être finalisé…
Édition 13 mai 2009
Après petite réflexion, il m’est revenu à l’esprit que GNUnet est un logiciel libre et par conséquent… disponible pour Linux. Est-ce mieux que Windows ?
Je démarre mon Ubuntu, je recherche les paquets « gnunet », j’en trouve, j’installe… et je suis presque tombé de ma chaise: GNUnet est bien meilleur dans sa version Linux !
Alors que sous Windows je me suis tourné les pouces pendant une demi-heure sans que grand chose ne se fasse, sous Ubuntu il a démarré direct, pas besoin de configuration.. et il s’est connecté à des peers sans que j’ai eu le temps de m’en apercevoir ! Routage des ports dans mon routeur ? Et bien non. Tout comme Freenet, GNUnet n’a pas besoin qu’on route des ports ! Parfait.
Je lance une recherche. Splouf, les quelques peers auxquels j’étais connecté disparaissent. Fichtre. Je lance l’Assistant de configuration. Ah zut, alors que le client GTK+ était bien traduit en français, l’assistant est en anglais. Je fais la configuration.
J’arrête GNUnet, je relance. Zut, le lancement du client se fait tellement attendre que du coup je l’ai ouvert 2 fois. Je kill les 2 processus et je recommence.
Il récupère bien des adresses de peers, mais il ne se connecte pas… je redémarre le pc, vu que le démon se lance au démarrage.
Et là, bingo: il trouve des peers, se connecte et répond à mes recherches ! Toujours sans avoir ouvert de port dans mon routeur. Je suis ravi.
Je lance un téléchargement, en gardant un œil sur les graphs de bande passante. Il y a beau y avoir du trafic, la barre reste pour l’instant à 0%. J’attends pour voir…
1 heure plus tard, toujours 0%.
Édition 16 mai 2009
J’ai lancé un autre téléchargement, 8 heures plus tard j’ai réussi à récupérer 5 Mo… sur 45. Donc oui, GNUnet fonctionne
Par contre 2 points noirs:
- pas beaucoup de fichiers pour l’instant
- vitesse à revoir
GNUnet rejoint cependant la petite liste des réseaux anonymes et cryptés à source ouverte et fonctionnels.




















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